L’une des caractéristiques des entreprises familiales est leur vision de long terme, avec un actionnaire majoritaire, qui permet un alignement d’horizon et de vision entre l’actionnaire et le dirigeant, et qui a un intérêt clair à bien gérer l’entreprise. Les coûts d’agence, ces coûts liés à des conflits d’intérêt potentiels, sont limités.
Beaucoup d’entreprises familiales se développent et croissent sans faire appel à des capitaux externes, parce qu’elles génèrent des fonds internes suffisants. D’autres préfèrent limiter leur croissance, parce qu’elles ne souhaitent pas ouvrir leur capital.
Mais que se passe-t-il lorsqu’un fonds de private equity entre dans une entreprise familiale, quel est l’impact sur la croissance et les résultats? N’introduit-on pas ainsi des risques de divergences d’intérêt (et donc de coûts d’agence) entre l’actionnariat familial et le nouvel entrant, réduisant la cohérence des entreprises familiales ?
Cette lettre de recherche résume les résultats d’une recherche en cours par Walid Faris dans sa thèse, qui compare les conséquences d’un investissement en private equity dans les entreprises familiales et non familiales. Il explore également les différences entre un investissement minoritaire, dans lequel la famille garde le contrôle de l’entreprise, et un investissement majoritaire, qui conduit à la perte du caractère familial de l’entreprise. Ses résultats soulignent combien le private equity est un moteur de croissance pour les entreprises familiales.
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