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Family Business : l'art délicat du management de la famille

"Family Business : l'art délicat du management de la famille" - L'Usine Nouvelle.com le 10 juin 2014

Souvent présentées comme des modèles de résilience, les entreprises familiales peinent parfois, à l’image du groupe PSA, à éviter les crises de gouvernance. Faute d’instaurer des règles précises.

Rodolphe Saadé, 44 ans, sera bientôt à la barre de la CMA CGM. Le numéro trois mondial des conteneurs a fait évoluer sa gouvernance, il y a quelques jours, en intronisant à sa tête le fils aîné du patron Jacques Saadé. Alexandre Ricard, le petit-fils du fondateur, Paul, et neveu du PDG, Patrick, devrait prendre les commandes du numéro deux mondial des spiritueux début 2015, après un long parcours au sein du groupe. Chez Hermès, Axel Dumas, 44 ans, issu de la sixième génération de la famille qui contrôle le groupe de luxe, a pris, il y a un an, la gérance, au terme d’une procédure bien orchestrée. Tous les groupes n’ont pas cette intelligence collective. "Le problème de PSA, c’est la famille Peugeot !", entendait-on régulièrement ces derniers mois dans les commentaires off de certains cadres en interne ou d’observateurs. Les divisions entre les trois branches de la famille Peugeot, représentant quelque 300 actionnaires familiaux, ont paralysé le groupe pendant des mois, voire des années, et l’ont mené au bord de la faillite. Les entreprises familiales sont souvent présentées comme des modèles de résilience. Plus stables, moins soumises aux aléas conjoncturels, capables d’investir dans la durée et d’être patientes quant au retour sur investissement… C’est vrai. Mais d’autres dangers les menacent : rivalités, conflits de générations, secrets. Des crises, il y en a forcément. Certains grands groupes, mais aussi nombre de PME et d’ETI familiales peinent à éviter les pièges, faute de se donner, "en temps de paix", des règles de gouvernance claires.

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