1° Vous faites partie du groupe Nehia, dont vous êtes le fondateur. Pouvez-vous nous le présenter ? Quel est votre rôle ?
NEHIA fait dialoguer les surfaces et les espaces pour les embellir, provoquer l’émotion et transmettre du sens. Nous imprimons, transformons les substrats, traitons les surfaces et déployons des visuels sur de multiples supports, au service des secteurs du bâtiment et de l’industrie.
Entreprise innovante et détentrice de plusieurs brevets, NEHIA accompagne les grands acteurs industriels en France comme à l’international.
En tant que dirigeant, j’organise la gouvernance de l’entreprise, garantis le bon fonctionnement de l’organisation et conduis la stratégie commerciale. Mon rôle consiste également à structurer et animer un écosystème propice au développement et à la performance de NEHIA.
2° Vous êtes également ambassadeur référent du FBN Sud-Ouest pour la région de Toulouse. En quoi consiste cette mission et quel sens lui donnez-vous ?
Développer la visibilité du FBN dans le Sud-Ouest afin de rassembler et fédérer les entreprises familiales autour d’un réseau reconnu, en mettant en avant les bénéfices concrets, les échanges et l’accompagnement proposés par le FBN.
3° En tant que fondateur, avez-vous déjà réfléchi à la transmission de votre entreprise et à ce que pourrait être votre « vie d’après » ? Est-il difficile d’imaginer laisser ce que l’on a construit ?
Je n’y suis pas encore, mais il faut l’envisager dès à présent. Les échanges au sein du FBN m’y aident beaucoup.
Je travaille avec mes deux fils, Pierre et Julien, et je les prépare à la transmission. Nous avons rédigé une Charte familiale et défini les étapes clés de cette transmission.
Il est important de garder à l’esprit que rien n’est permanent sauf le changement. Il faut donc se remettre en question et savoir s’y préparer.
De nature curieuse, j’ai la chance d’avoir de nombreuses passions : la passion de l’histoire des entreprises familiales, celle de la mécanique ancienne. Il ne me sera pas difficile de continuer à m’investir autrement.
4° Vous travaillez avec vos deux fils. Selon vous, quelles sont les bonnes pratiques pour réussir le travail en famille ?
Tout d’abord, il est essentiel qu’il existe une réelle envie de la part des enfants, ainsi que des motivations communes.
Je pense qu’il n’y a pas de règle prédéfinie pour réussir le travail en famille et garantir un management équilibré.
Notre cohésion repose sur des domaines de compétences distincts pour chacun, ce qui nous rend complémentaires et nous permet d’adopter des approches différentes, car les besoins et les attentes ne sont pas identiques. Finalement, l’essentiel réside dans l’harmonie, la communication et une vision commune de l’avenir.